Et si… le fossé entre ceux qui ont les moyens de se payer une cyber-sécurité et ceux qui ne les ont pas devenait plus profond ?

Données bloquées en Chisnovie – Un pays entier en quarantaine de réseau

Lors du premier « évitement de trafic », les données sortant de l’autarcique Chisnovie ont été identifiées et laissées de côté par les fournisseurs de réseaux de ses voisins les plus immédiats – réduisant les communications entre la Chisnovie et les pays limitrophes. Ce fût rendu possible par des changements récents dans les protocoles de communication, suite à des cyber-attaques, impliquant que tous les paquets de données soient géolocalisés.

L’expert en cyber-sécurité Alex North nous apprend que les paquets de données géolocalisées peuvent être repérés « comme les bateaux contenant des pestiférés autrefois. Ils agitent le drapeau noir indiquant le fait qu’ils sont infectés, et nous les brûlons vifs plutôt que de les laisser rentrer dans nos ports. »

Récemment, la Chisnovie a été à la fois la victime et la source de plusieurs cyber-attaques. Malgré les avertissements de l’Agence régionale des réseaux et de la sécurité des informations (Arrsi), le pays n’a pas mis à jour ses protocoles de cyber-sécurité. Le porte-parole de l’Arrsi nous dit que le blocage n’est pas officiel et qu’il n’est pas le fait de l’Arrsi. Il semble que ce soient les fournisseurs d’accès à Internet qui ont pris la décision commerciale de bannir la Chisnovie des réseaux de communication mondiaux pour préserver la sûreté de leurs points d’échange. Ils ont été probablement influencés par la décision d’une compagnie d’assurances de tenir pour responsable les fournisseurs de réseaux en cas de trafic qui serait « potentiellement porteur de risques élevés ».

Une source anonyme au sein du ministère de la Justice chisnovien s’est plaint : « En 2004, nous avions deux ordinateurs pour tout le ministère. Par la suite, des « experts en développement » ont comblé notre soi-disant fossé numérique en mettant tout le pays en réseau. Et maintenant, nous sommes supposés être reconnaissants, et dépenser des millions pour le sécuriser ? Pour que les systèmes des riches étrangers soient protégés des attaques de programmes malveillants, des spams et de attaques par dénis de services alors que nous avons à peine les moyens de faire fonctionner nos prisons et nos hôpitaux ? Ça n’est même pas la peine d’y penser. »

Ces questions étudient la façon dans laquelle Internet pourrait évoluer. Mais le chemin que nous prenons dépend de nous.

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